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Présentation 11/11/2013

Présentation

 
LE CONCEPT :
 
Ceci est un copier-coller du site organisateur ChristmasChallenge2013 qui expliquera bien mieux que nous !
 
<< LE CHRISTMAS CHALLENGE. WHAT IS IT ?

Le Christmas challenge est un concours lancé en 2012, au début du mois d'Août, par Mildred et Ginny. Anciennement ici, il avait réussi à conquérir le coeur d'une centaine de participants qui ont, pour certains, réussi le défi fou qu'elles avaient lancé. Quel est-il ? Le but est de se créer un calendrier de l'avent littéraire, à 25 portes - il ne faut pas oublier le jour de Noël où se trouve le plus gros chocolat - en se basant sur des thèmes imposés, créés par leurs soins.
 
Cette année, accompagnées de ManoucHe', les anciennes webmiss reviennent avec une nouvelle formule. Cette année, nous ne vous proposons pas une, mais trois listes de thèmes, dont les supports différents: mots, morceaux de musique et images, sauront - nous l'espérons - vous satisfaire. Libre à vous de choisir une liste entière ou de composer à votre façon, parmi les trois listes, les 25 volets de vos rêves. 

LES REGLES
 
Le défi est très simple. Vous avez soixante-quinze (septante-cinq) thèmes et jusqu'au 1er décembre pour en écrire vingt-cinq. À partir du premier jour du dernier mois de l'année, vous devrez poster, sur un blog créé pour l'occasion, un One Shot ou un chapitre de fiction par jour. Comment procéder ? Vous pouvez décider de ce que vous voulez prendre comme bon vous semble. Vous avez envie de ne prendre que les musiques, les images ou les thèmes ? Vous avez envie de mixer deux ou trois colonnes ? Bien. Tout cela est permis, vous laissant ainsi plus de liberté et plus de plaisir. Une seule contrainte: le respect du thème. Vous pouvez relever le défi à plusieurs mains. Vous pouvez utiliser autant de personnages que vous le souhaitez. Tous les genres sont autorisés et vous pouvez même utiliser les personnages de vos propres fictions. Peu importe si, pour le même challenge, vous utilisez vos personnages, Justin Bieber ou Drago Malefoy. PAS DE TAILLE LIMITE, QUE CE SOIT MINIMALE OU MAXIMALE POUR LES OS. Chacun fait ce qui lui plait. Une seule ligne de conduite: le plaisir.  >>
 
~*~*~*~*~*~ 
 
Tous nos OS, sauf changement de programme, auront pour sujet Harry Potter, fabuleuse saga écrite par JK Rowling. Comme thème nous avons choisi de suivre ceux imposé par le blog organisateur. Voici donc la liste des thème qui fera également office de sommaire.
 
[le 1/12/2013]
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[le 2/12/2013] 
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[le 3/12/2013]
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[le 4/12/2013]
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[le 5/12/2013] 
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[le 6/12/2013] 
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[le 7/12/2013] 
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[le 8/12/2013] 
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[le 9/12/2013] 
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[le 10/12/2013] 
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[le 11/12/2013]
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[le 12/12/2013] 
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[le 13/12/2013] 
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[le 14/12/2013] 
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non terminé
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Certain OS seront déconseillés aux plus jeunes et auront la bannière ci-dessous comme avertissement :
Présentation
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LES BLOGUEUSES : 
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Comme l'indique les nous utilisés précédemment nous sommes plusieurs à tenir le blog, plus précisément deux :
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♠ Margaux :
Présentation
 C'est une jeune Lycéenne qui aime le rock, le théâtre, la photographie, la lecture et l'écriture. Elle s'excuse d'avance de ne pas être très douée en orthographe... 
Elle est fan d'Harry Potter (surtout Bellatrix, Drago, Hermione et le choixpeau !) depuis longtemps et possède d'ailleurs un compte pottermore (elle est tellement heureuse d'être chez les Slytherin - ça maison de c½ur - où vous pouvez la retrouver sous le pseudo de LoupChauve-Souris17241), un répertoire pour OS et fan-fiction HP, un autre blog avec des articles HP, un compte hpfanfiction et encore un blog skyrock où elle poste sa fanfiction Dramione. Elle affectionne particulièrement les deux personnages qui composent ce couple fictif ainsi que les acteurs qui les incarnent à la perfection dans les films.
Tous ses blogs ont un pseudo commençant par xsmileyx93, c'est de la faute de sa meilleure amie qui l'a nommée comme ça sur un jeu en ligne étant petite !
Si les OS de ce blog ont pour sujet Harry Potter c'est de sa faute, "légèrement" sadique elle a entraîné Marie dans sa galère ! C'est également elle qui gère et met en forme le blog x)
 
 
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♣ Marie : 
 
Présentation
C'est une adolescente de 15 ans (et bientôt 16), passionnée par l'anglais et tout ce qui est relatif de près ou de loin aux pommes (oui, vous avez bien lu, aux pommes), (énooooorrrme) fan d'une série américaine appelée Once Upon A Time (elle traduit une fic' swan queen sur cette série), et surtout, surtout un peu fofolle ! Elle aime Harry Potter, mais a été déçue de découvrir qu'elle était une moldue (des heures gâchées à essayer d'assommer son petit frère pour rien, snif :'C ) . Ses personnages préférés? Bellatrix, Dumbledore mais surtout, surtout le choixpeaux  ;) . Commence sérieusement à s'intéresser aux Dramione depuis que Margaux lui en parle, et est très contente que celle-ci lui ait proposé de faire ce challenge. Ses histoires ? Souvent tristes. Elle aime faire ressentir des choses à travers ses écrits. Mais peut-être aurez-vous le privilège d'une fin heureuse  ;) ? Enfin, elle remercie Margaux de l'avoir entraînée dans sa galère euhh, elle veut dire dans ce fabuleux challenge. 12 OS en moins d'un mois... C'est un défi qu'elle a hâte de relever (ou du moins essayer)
VIVE LES POMMES \o/
 
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MERCI à assassin-maraudeurs, auteur d'une fiction exceptionnelle, qui corrige notre nombre incalculable de fautes dès qu'elle a le temps !
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Nous sommes, bien sûr, formellement contre le plagiat ! Nous nous donnons du mal pour réussir le défi fou d'écrire 25 OS en 19 jours (oui on a entendu parler de ce challenge un peu tard -.-') et nous souhaiterions que vous respectiez ce travail ! Ce sont nos écrits, notre imagination, nos petites mimines qui ont tapées sur les touches alors bat les pattes gobelin sinon nous nous verrions obligés d'user de sortilèges impardonnables !!!
Présentation

Magicalement M & M

Tags : Présentation - Concept - blogueuse

1er décembre 01/12/2013

1er décembre
1er décembre
1er décembre

 
... et ils ont appris le vent
 
Des pas se dessinèrent sur le parchemin jauni. L'encre brune dansait devant leurs yeux et, dès que l'illustre inconnu disparut au coin de la page, ils sortirent de leur cachette, se précipitant vers leur convoitise. Le passage secret était bien là, fidèle à son poste, attendant qu'un énième élève en manque d'air frais rase ses murs. Cornedrue passa devant, comme d'habitude, Patmol ferma la marche, surveillant leurs arrières, en profitant pour faire peur au petit dernier, comme à chaque fois et, pour terminer de dresser ce tableau devenu familier au cours des trois dernières années, Queudver, obligé d'accélérer pour ne pas rentrer dans un de ses deux amis, trottinait au milieu. Normalement Remus suivait James, lui écrasant à de nombreuses reprises ses lacets toujours défaits, mais justement il n'était pas avec eux, là était le problème. Comme à chaque pleine lune il s'enfermait dans la Cabane Hurlante, se laissant souffrir, seul et confiné. Ils avaient décidé que tout cela cesserait ce soir, qu'enfin il puisse respirer autre chose que la poussière des vieux murs décrépis durant cette nuit douloureuse.
 
Ils s'arrêtèrent un instant. Ils avaient quitté depuis maintenant une bonne dizaine de minutes l'humidité du souterrain  et les feuilles mortes crissaient sous leurs pieds. Il faisait froid en cette soirée d'automne et le vent glacial fouettait leur visage. Ils avaient bien entendu, et à de nombreuses reprises, franchi les hauts murs du château de manière illicite mais aujourd'hui tout leur paraissait différent. Ils étaient pétrifiés devant le majestueux arbre barrant l'entrée de leur destination, situé à cet endroit par Dumbledore* spécialement pour leur ami. Pas qu'il leur fasse peur, bien au contraire ! Combien de fois les Maraudeurs avaient-ils, par simple convoitise de danger et  plaisanteries de mauvais goût, défié ce bon vieux Saule-Cogneur ou suspendu le pauvre Servilus** à ses branches mouvantes ? Mais aujourd'hui c'était différent, tout était différent et ils le savaient. Une fois qu'ils auraient atteint le passage, qu'ils auraient presque rampé entre les parois boueuses, qu'ils pénètreraient dans cette demeure macabre, en ruine, poussiéreuse et prête à s'effondrer que feraient-ils ? Dans quel état trouveraient-ils leur ami et surtout pourraient-ils l'aider ? Lupin leur avait parlé d'une potion n'empêchant pas la transformation mais permettant de rester lucide et de reconnaître ses amis***, l'avait-il seulement prise ou seraient-ils morts à la seconde où ils franchiraient le seuil de sa cachette ? James et Sirius échangèrent un regard puis, comme un seul homme, se précipitèrent vers l'étroite entrée du couloir suivis de près par Peter qui ne souhaitait absolument pas rester seul. Le soleil se couchait doucement comme s'il s'étirait de manière éhontée, heureux à l'idée de retrouver son lit. Il s'en allait faire sa lourde tâche de porteur de Lumière et de Vie de l'autre côté du globe, laissant nos trois amis s'aventurer à tâtons à travers l'épaisse obscurité.
 
Ils atteignirent enfin la lugubre habitation et tous, même Black le plus téméraire, firent un pas en arrière. La lueur de quelques chandelles agonisantes dansait sur le papier peint décrépi, le lustre, suspendu au-dessus de leur tête, semblait se mouvoir, agissant de sa propre volonté. Les tableaux, poussiéreux et de travers, hébergeaient des personnages bien plus terrifiants les uns que les autres : sales, défigurés, vêtus de haillon, somnolant ou vidant une chope, la main à la ceinture, prêts à saisir leur baguette. Tous ces hommes, éternellement honorés par ces peintures mais réellement oubliés, et ce depuis bien longtemps, par leurs descendants et leurs amis. C'étaient donc eux, les esprits hantant la Cabane ? Ces êtres pauvres au fond de l'âme et se détruisant à petit feu pour ne plus souffrir la vue de la crasse s'entassant peu à peu sur la vitre de leur cadre ? Patmol avança, doucement, faisant sursauter ses compagnons à chaque craquement de parquet. Ils le suivirent, faisant peu les fiers et entachant, à ce simple sentiment, leur carapace de Maraudeurs. L'escalier grinça et le son résonna dans toute la maison, recouvrant le bruit des ronflements provenant des ½uvres. Ils tendirent l'oreille, quelque chose s'agitait au-dessus. Peter rendit son dîner mais ce raffinement ne sembla pas être la priorité des deux autres. Ils continuèrent leur ascension, gravissant les marches avec prudence. Que trouveraient-ils en haut ? À quoi ressemblait leur ami dans ses moments de douleur ? Les jappements qui s'échappaient du plafond sonnaient à leurs oreilles comme une douce torture. Avait-il si mal ? Avaient-ils vraiment laissé leur ami seul avec son démon intérieur pendant si longtemps ? Leurs c½urs se serrèrent, s'ils avaient su... Alors quoi ? Qu'auraient-ils pu faire ?! Trois gamins contre le pouvoir de la lune. Même Dumbledore n'y pouvait rien. C'est le vieil homme qui avait conseillé au loup cette tanière, lui épargnant ainsi les remords et la culpabilité d'une chasse non désirée. Pourquoi étaient-ils là ? Qu'allaient-ils pouvoir faire pour leur ami ? Le faire sortir ? Lui offrant ainsi un délicieux repas jouant à cachecache dans l'immense pochette surprise qu'était Poudlard ? Ils faisaient sûrement une grosse bêtise et plus ils gravissaient les interminables marches usées plus ils s'en rendaient compte. La petite voix tremblante de peur de Peter commença à piailler, demandant grâce et à pouvoir rentrer. Il se prit une claque sur l'épaule, Sirius secoua sa main engourdi et reprit son ascensionJames, baguette tendu devant lui, lançait un lumos continu, ne se souciant pas de ses deux acolytes, bien trop occupé à gérer son propre stress et à s'assurer qu'il ne laissait paraître aucun élément pouvant entacher sa réputation, surtout auprès de la belle Lily. Personne ne savait ce que ses congénères pourraient aller raconter.
 
Ils atteignirent enfin le palier supérieur et s'arrêtèrent devant une porte entrouverte en piteuse état. Une faible lueur filtrait par l'embrasure et un son inqualifiable s'échappait de la salle. Ils échangèrent un regard, Peter recula d'un pas, James montra sa baguette dans un haussement d'épaule, signifiant ainsi qu'il était déjà occupé et après un profond soupir exaspéré, Sirius poussa le battant de bois. Son mouvement se figea et mourut comme décomposé par le temps qui parut s'étirer indéfiniment puis s'émietter comme un pétale fané. Lunard, là, au centre de sa cellule, seul, se contorsionnant, convulsant sous la douleur. Lunard dont les membres s'allongeaient, dont la peau se couvrait peu à peu d'une couche marron et luisante, dont les vêtements se déchiraient et tombaient en lambeaux à ses pieds. Lunard ou plutôt ce qu'il en restait.
 
Il acheva sa transformation et secoua la tête comme pour se débarrasser de puces parasites. Peter recula encore et, lorsque son pied toucha le sol, un craquement sinistre retentit. Dire qu'au moment présent Potter et Black voulurent tuer leur troisième compagnon serait bien faible et les regards assassins lancés dans sa direction l'attestaient. Le loup-garou tourna doucement la tête comme au ralenti ou dans un mauvais film d'horreur. Allait-il les reconnaître ? Leur seule chance de survie était là, dans ce regard. Et le moment fatidique arriva. Les yeux de Remus et de Sirius se croisèrent et la douleur que Patmol lut dans ceux de son ami le déconcerta. Ils étaient dans le vague, emplis d'incompréhension, de souffrance et transpirants de tristesse. Puis le lycanthrope tourna les talons et s'enfuit au fond de la pièce, blottit derrière le piano à queue poussiéreux.
 
- Te cacher ? Dis-moi que c'est une blague ! La voix de l'animagus canin résonna dans la pièce. Franchement, tu aurais pu trouver mieux ! Comme nous tuer par exemple, ou nous faire fuir en nous montrant tes jolies quenottes ! Mais non, un loup-garou ça se réfugie dernière un piano lui arrivant en dessous de bassin, c'est bien connu ! Que crois-tu ? Tu es pourtant le plus intelligent d'entre nous ! Tu pensais vraiment qu'on se dirait " oh mon dieu, il a reculé et s'est rapproché d'un instrument désaccordé, fuyons !! " ?! Franchement, à part Queudver qui pourrait avoir ce genre de réflexion ? Maintenant viens, on sort.
 
L'animal le regarda comme s'il s'agissait d'un fou. Il avait les babines retroussées et, bien qu'il reconnaisse ses trois meilleurs amis, se contrôlait difficilement. Bien sûr que la potion faisait effet, heureusement d'ailleurs, mais avaient-ils réellement envisagé, ne serait-ce qu'une seule seconde, que ça règlerait entièrement le problème et que son instinct de prédateur disparaîtrait ? C'était comme gommer une encre indélébile, on finit par déchirer la feuille, les mots ne sont plus lisibles jusqu'à ce qu'on recolle les morceaux et qu'ils apparaissent à nouveau, encore plus menaçants. Trois humains ? Devant lui ? C'était de la douce torture, un joli dessert appétissant sur une étagère bien trop haute.
 
- Transformez-vous.
 
Une sorte d'onomatopées interrogatives ressemblant vaguement à un « hein ?» franchit les lèvres de James, plus qu'étonné par l'ordre aboyé de son ami brun.
 
- Votre animagus, transformez-vous. Pour un loup-garou un cerf est bien moins alléchant qu'un humain. Et, sur ces sages paroles, un imposant chien noir comme la nuit apparut là où Black s'était trouvé quelques secondes auparavant. Ses deux amis firent de même, est-il nécessaire de dire comme d'habitude ? Les négociations reprirent, sous forme de gestes, de coups de sabots sur le parquet et d'aboiements assourdissants.
 
 ~*~*~*~*~*~
 
Comment avaient-ils fait ? C'était un mystère. Tout ce qu'ils savaient c'est qu'ils étaient en vie, tous, et qu'ils étaient dehors, tous. Lunard, toujours réticent, suivait le mouvement, s'enfonçant avec ses amis sur le sentier menant à la forêt interdite et s'éloignant par la même occasion de l'odeur alléchante émanant de l'immense garde-manger frétillant qui semblait l'appeler.
 
Il faisait frais sous la cime des arbres. Il était tard, des bruits inquiétants survenaient de l'obscurité mais, au bout d'une heure à peine, les Maraudeurs n'y firent plus attention. Heureux, réunis, ne courant aucun danger, enfreignant le règlement, courant à vive allure, Petter, trop petit, accroché sur le dos de l'un d'eux, gambadant ensemble dans la brise d'automne. Cette nuit-là, lorsque des bourrasques fouettèrent leurs visages et que le puissant souffle sembla les faire voler ils furent enfin libres... et ils apprirent le vent.
 
~*~*~*~*~*~
THE END
~*~*~*~*~*~
 
* Dumbledore fut le seul à l'accepter dans son école, durant ses études à Poudlard, il pouvait se transformer en toute sécurité et en secret à chaque pleine lune dans une maison située à Pré-au-Lard (la Cabane Hurlante) dont l'accès se fait via un tunnel souterrain qui relie la maison au parc de Poudlard, sous le Saule-Cogneur qui fut planté à l'arrivée de Remus dans l'école.
 
** Surnom donné à Severus Rogue/Snape par les Maraudeurs
 
*** potion tue-loup
 
~*~*~*~*~*~
 
Bonjour ! Je vous l'avoue ce OS est mon premier. Avant ce challenge je n'avais jamais écrit de OS et j'espère ne pas avoir trop raté. Ce blog est là pour vous, pour votre bon plaisir alors n'hésitez pas à critiquer, j'essaierais de m'améliorer !
J'espère que ça vous a plus, kiffez et commentez, ça nous ferait super plaisir !!!

 
Votre Margaux

Tags : 1er décembre

2 décembre 02/12/2013

2 décembre
2 décembre
2 décembre

 
Vermine
 
Repasser, laver, plier, cuisiner, ranger, repasser, laver, plier, cuisiner, ranger, repasser, laver, plier, cuisiner, ranger, repasser, laver, plier, cuisiner, ranger... Il ne voulait pas y retourner. Cette maison lui rappelait son ancienne vie, non, existence, monotone, atroce et ponctués de coups. Ça aurait fait quarante ans, quarante ans aujourd'hui qu'il aurait servi les Malfoy. Ce nom lui arracha une grimace.  Les Malfoy, des lâches, des bourreaux.
 
Un père tortionnaire, foncièrement mauvais, préférant l'argent, la gloire et l'honneur à l'amour et la justice. Un homme ayant trouvé une famille à son niveau, famille exactement comme lui, famille masquée vêtue de noir, troupeau de moutons complètement fous suivant son bon berger. Un Mangemort aveuglé par ses idéaux et ses rêves de grandeur, étant prêt à tout, même à faire pénétrer son fils dans sa dangereuse secte.
 
Ce fils, d'un égo surdimensionné, l'esprit enserré dans un étau paternel inflexible et suivant, ignorant, la gigantesque allée marbrée tracée et dictée par son géniteur. Fils riche, mal élevé mais surtout fils unique d'une ligné de sang-pur. Un lâche, un traître arraché à son enfance bien trop tôt et terrorisé par la majestueuse épée de Damoclès en suspension au-dessus de sa tête. Un gamin l'ayant fait souffrir d'innombrables fois mais n'ayant jamais été disputé par sa mère.
 
Une femme faible et prête à tout pour le bon plaisir de son fils, s'en voulant pour la vie qu'elle et son mari lui avait destinée. Une femme ayant été belle mais vieillie prématurément par la peur et la fatigue, terrorisée par le devenir de sa famille et s'en remettant à sa s½ur, la mauvaise personne.
 
Oh cette s½ur, cette folle, cette sadique, ce monstre sans c½ur et sans scrupule. Cette malade prête à tuer son propre cousin*. Cette femme se comportant comme un gentil chien avec son maitre et remuant la queue pour avoir sa récompense.
 
Pathétiques, ils étaient tous pathétiques. Ces petits êtres terrorisés se réfugiant et se croyant protégés dans leur grand manoir. Manoir devenu quartier général pour l'occasion. Ils l'avaient toujours traité comme de la vermine, comme un objet, comme un esclave. Mais c'étaient eux la véritable vermine, ces répugnantes poussières justes bonnes à disparaitre. Abelforth** venait de lui demander de retourner entre ces murs, lui apprenant que Harry, son sauveur***, et d'autres « gentils » étaient là-bas. L'idée d'y retourner le répugnait, dans chaque recoin de la demeure un mauvais souvenir attendait, impatient de surgir à nouveau dans son esprit. Mais il devait y aller, il le savait. Tellement de choses reposaient sur lui, l'elfe de maison. S'il ne parvenait pas à les sauver, si l'Elu mourait, que se passerait-il ? Serait-ce la fin ? Chose inenvisageable.
 
Alors Dobby transplana, ne pouvant abandonner son ami, et réapparut chez ceux qui l'avaient tant de fois torturé. C'était la dernière fois, il le savait au fond de lui mais s'en fichait. Il les sauva, tous. Un à un il leur permit de quitter leur prison, d'échapper à la torture qui les attendait ou qu'ils subissaient déjà. Grâce à lui la chasse aux Horcruxes put continuer. Grâce à lui, le garçon-qui-a-survécu, encore vivant, put tuer Lord Voldemort. Grâce à lui le Bien triompha.
 
Lui Dobby.
 
Lui l'elfe de maison libre se vidant peu à peu de son sang...
 
Lui dont la lame glacée avait déchiré la peau...
 
Lui le héros tué par la vermine.
 
~*~*~*~*~*~
THE END
~*~*~*~*~*~
 
* Pour ceux n'ayant pas compris je parle de Bellatrix et pour ceux l'ayant oublié Lestrange était la cousine de Sirius Black qu'elle tue dans Harry Potter et l'Ordre du Phenix
 
** Au cas où, même si j'espère que ce n'est pas nécessaire x), je rappelle que c'est le frère de Dumbledore, que c'est lui qu'Harry voit dans son fragment de miroir et que c'est lui qui a envoyé Dobby sauver nos amis lors de leur petit séjour au manoir.
 
*** Est-il vraiment nécessaire de rappeler qu'Harry rend sa liberté à Dobby en faisant en sorte que Lucius lui confit le journal de Tom Jedusor où il avait caché sa chaussette, bien crade après sa visite dans la Chambre des Secrets ?
 
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Vraiment très très court j'en suis désolée... N'hésitez pas à donner votre avis, ça me ferait super plaisir même si le 2 est passé et qu'on est en 2053 !
ps : Merci à une très bonne amie pour la correction des fautes


Votre Margaux

Tags : 2 décembre

3 décembre 03/12/2013

3 décembre
3 décembre
3 décembre

 
Les yeux du fou
 
Ça fera bientôt trois mois qu'elle fuyait. Le Seigneur des ténèbres commençait à faire son marché, choisissant les ingrédients de choix qu'il souhaitait à ses côtés, et, malheureusement, elle était sur la liste. Serpentard, descendante de la grande lignée de sang-pur des Black, promise par le biais d'un mariage arrangé à Lestrange, sbire de Voldemort, ayant un fort caractère, des idéaux anciens dictés par  sa famille, étant ennemie de tous ces stupides rouge, jaune et bleu... Elle était parfaite.
 
Cependant elle avait peur, très peur. De plus en plus de force et de protection voyaient le jour dans le but de freiner, ou plutôt d'arrêter, le mage noir et dans la tête d'une gamine de sixième année ne pas se faire prendre était l'essentiel. Oui c'était lâche, et alors ? Ne serait-ce pas stupide de risquer la mort ou Azkaban pour les dires d'un beau parleur, puissant, certes, mais pas imbattable ?
 
Elle n'avait nulle part où aller. Sa famille l'encourageait sans cesse à rejoindre les rangs du mage et l'aurait dénoncé dès son arrivée entre les murs de sa demeure. Ses « amis » Serpentard, eux, bien trop lâches, avaient catégoriquement refusé qu'elle foule le sol de leur habitation, aller contre la volonté du maitre risquait de leur porter préjudice. Elle restait donc seule, changeant chaque nuit d'hôtel délabré. Londres était un vrai labyrinthe et elle avait beau se sentir en sécurité, elle savait pertinemment qu'il la retrouverait. D'ailleurs elle était étonnée qu'il ne l'ait pas encore fait, quoi que son sadisme explique surement cette lenteur. Il aimait jouer avec ses proies, leur faire perdre la tête. Il devait se réjouir de cette situation, la voir jouer à cachecache inutilement devait être jouissif pour lui.
 
Cette nuit-là, elle descendit dans un motel crasseux servant aussi de pub. Les regards gras et lourds de sous-entendus des ivrognes accoudés au comptoir la firent frémir et leurs remarques désobligeantes et perverses lui labourèrent le crâne. Ils étaient répugnants, abjectes. Comment avait-elle pu tomber assez bas pour fréquenter les mêmes lieux que ces déchets ? Elle se précipita vers l'escalier, dissimulant ses jolis trais derrière sa cape rêche. Elle arriva devant sa chambre, entra, posa son sac trop lourd pour ses frêles épaules et fit l'inventaire des lieux. C'était sale mais amplement suffisant pour dormir quelques heures et faire sa toilette. La lune éclairait déjà le ciel depuis un bon moment et c'est exténuée qu'elle se laissa tomber sur le matelas dont les ressorts lui blessaient le dos.
 
~*~*~*~*~*~
 
Elle sortit de la douche, de petites gouttes perlaient de ses cheveux bruns et broussailleux. Son visage était doux malgré les larges cernes violacés étalées sous ses yeux. Il était encore épargné de toutes marques du temps ou de tiques meurtriers car oui elle prônait la supériorité des sang-purs, oui pour elle Lord avait raison mais ça ne faisait pas d'elle quelqu'un de méchant, chacun avait ses croyances. Elle n'avait jamais fait de mal à personne et ne comptait pas prendre le risque de commencer. Elle s'habilla rapidement, passant sa robe noire rapiécée. Elle paraissait presque adulte comme ça, les cheveux en bataille et le buste moulé dans une tenue de vraie femme. Seule la lueur de terreur enfantine qu'abritaient ses yeux la séparait du monde des grands. Son sac était prêt, il ne lui restait plus qu'à partir et chercher un autre endroit où elle pourrait passer la nuit. Elle barra cet hébergement de sa liste mentale, dans celui-là elle ne risquait pas de revenir, il était encore pire que ceux où elle séjournait habituellement. Ses pensées n'auraient jamais pu être plus exactes. Le bruissement de tissu qu'elle entendit dans le couloir lui retourna l'estomac, oui elle ne reviendrait jamais. Elle saisit sa baguette prête à se battre. Un sortilège fut murmuré de l'autre côté de la cloison et la porte céda, laissant un nuage de voile noir se répandre dans la pièce.
 
- Alors comme ça tu as essayé de me fuir ? C'est mal, très mal. Un sourire sadique étira ses lèvres fines et sa voix sifflante résonna dans la minuscule chambre.
 
Sa capuche tomba sur sa nuque et elle aperçut les yeux de fou. Ces pupilles dilatées et terrifiantes pleine de haine, de colère et d'excitation. Elle était pétrifiée, elle avait basculé à cause de la puissance de l'entrée et ne parvenait même pas à ramper. Elle le regarda, impuissante, lever sa baguette, prêt à prononcer pour la énième fois de son existence le sortilège Impardonnable. Elle avait voulu jouer et elle avait perdu.
 
- Attends !
 
Il suspendît son geste. Bellatrix continuait de déchiffrer ses yeux, de lire en eux et, quand elle vit la souffrance, quand elle vit la détermination, quand elle y lut tous ses idéaux alors elle sut. Elle était aussi tarée que lui, peut-être même plus et une lueur de folie se mit à danser dans ses prunelles. Oh oui elle était folle car depuis quelques secondes, depuis qu'elle avait croisé son regard, elle était tombée amoureuse de sa grandeur.
 
- Je te suivrai n'importe où... murmura-t-elle.
 
- Je sais.
 
~*~*~*~*~*~
THE END
~*~*~*~*~*~
 
Euh... J'ai honte et presque peur de signer cet OS ! C'est la première fois que j'écris quelque chose d'aussi niais et mal rédigé !!! En plus il est court -.-' Franchement heureusement que c'est pas noté ! C'est une horreur et je félicite ceux ayant eu le courage de lire jusqu'au bout ! Quand le calendrier sera terminé j'essayerai de modifier ce OS en premier, c'est un cas d'extrême urgence !! J'espère que vous vous en remettrez x)
Malgré ce chocolat à la liqueur dégueulasse caché derrière cette case ça me ferait super plaisir d'avoir vos commentaires, même négatifs (comment ça je suis maso ?) ! ^.^
Demain c'est à Marie de vous faire voyager, j'ai besoin de dormir x) De toute façon vous pouvez savoir à l'avance qui poste quand grâce au sommaire avec des petits motifs de nos couleurs ;)
Bisou et merci de nous soutenir dans ce challenge qui nous tient à c½ur et qui est, je dois l'avouer, plutôt galère !
 
Votre Margaux

Tags : 3 décembre

4 décembre 04/12/2013

4 décembre
4 décembre
4 décembre

 
Douce errance
 
« Ne laisse personne te faire douter de qui tu es, Severus. Jamais.»
 
«  Et qui suis-je ? »
 
«  Tu es... quelqu'un d'exceptionnel. »
 
Il se rappelait encore de l'odeur de son parfum ce jour-là, ce doux parfum fruité qui s'échappait de ses cheveux remués par le vent, et de sa voix, chaleureuse et rassurante, douce comme le miel. Il revoyait ses yeux verts, remplis d'étincelles de tendresse et de joie, et sa main posée sur la sienne, lui apportant réconfort et espoir.
Il aimait Lily. Il l'avait aimé dès le premier regard, tirant de ses sourires le courage de se battre.
Elle était sa force et sa faiblesse.
Elle était tout pour lui.
Et il l'avait perdu.
Ou plutôt, on la lui avait enlevée.
Pourtant, il avait toujours été là pour elle. C'était lui, qui, souvent le soir, grimpait a la fenêtre de la famille Evans pour y trouver une Lily détruite, sanglotante, et perdue. Et encore une fois, c'était lui qui avait passé des heures à la réconforter, lui répétant sans cesse que la magie ne faisait pas d'elle un monstre.
Tous ces moments qu'ils avaient partagés ensemble, tout cela avait été effacé en une fraction de seconde. Balayée par une simple phrase.
 
« Je ne suis plus une enfant, Severus. Je n'ai pas besoin que tu me protèges tout le temps. Je suis assez grande pour prendre soin de moi toute seule. Je n'ai pas besoin de toi. »
 
Il avait suffi d'une phrase. Une seule phrase prononcée avec colère pour que son c½ur ne vole en éclat, brisé à tout jamais par cet amour non-réciproque. C'était la dernière fois qu'elle lui avait adressée la parole. Il avait pourtant cherché à se faire pardonner de tous les moyens possibles, mais Lily ne lui avait jamais répondu. Il avait trahi sa promesse. Il lui avait pourtant bien juré que jamais il ne ferait de mal à James. Mais la rage qu'il avait ressentie lorsqu'il les avait aperçus ensemble en train de s'embrasser dans les couloirs avait été trop forte. Et à cause de cela, Lily le détestait. Des années s'étaient écoulées depuis cet incident, et Severus n'avait jamais osé lui reparler à nouveau.
Une larme roula, silencieuse, sur sa joue pâle au souvenir de ce passé plus que douloureux.
D'un geste lent, il la chassa. Il ne voulait pas paraître si faible, si... brisé.
Il ne voulait pas qu'il la voie ainsi.
Severus passa une main nerveuse dans ses cheveux bruns, les arrangeant du mieux qu'il put afin de paraître présentable, ses yeux hésitant sur le grand portail noir qui le séparait de celle qu'il aimait. Il vérifia pour la troisième fois si les fleurs qu'il tenait dans sa main ne s'étaient pas abîmées durant le voyage, et voyant que ce n'était pas le cas, un sourire inconscient se dessina sur son visage.
Doucement, il poussa le portail qui grinça légèrement et entama une courte marche dans une allée pleine de gravier.
Il ne savait pas vraiment ce qui l'avait conduit jusqu'ici, mais à chaque nouveau pas, la peur, enfouie bien profond dans son c½ur refaisait surface.
Qu'allait-elle penser lorsqu'elle le reverrait ? Serait-elle contente ?
Soudain, il s'arrêta.
Elle était juste là, au pied de ce grand peuplier, comme celui qu'ils avaient l'habitude de grimper lorsqu'ils étaient plus jeunes.
Le magicien sentit son c½ur se serrer, et malgré son instinct qui lui dictait de s'en aller, il continua d'avancer, gagnant courageusement l'arbre majestueux.
 
« Bonjour Lily » Murmura-t-il d'une voix lente, esquissant un faible sourire qui dévoila ses dents blanches. Il ne cessait de se balancer sur ses pieds, inquiet et nerveux du silence qui régnait dans ce lieu.
 
« Écoute je... Je suis désolé de ne pas être venu plus tôt. Je sais que j'aurais dû mais...j'avais besoin d'un peu de temps, tu comprends ? J'avais besoin d'oublier. D'oublier ma douleur, de t'oublier, même si, au fond, je savais très bien que cela était impossible.
Mais...je... Il reprit son souffle, ravalant les larmes qui menaçaient de franchir la barrière de ses cils. Je regrette tellement Lily. Je regrette de ne pas avoir cherché à te garder près de moi. Si je l'avais fait, nous serions restés amis... Et j'aurais pu te protéger. Il soupira. Mais la chose que je regrette plus que tout, c'est de ne pas avoir été capable de te dire... Je t'aime. Je t'aime Lily. Je t'aime plus que tout au monde. Et tu m'as tellement manqué... »
 
Ses yeux, à présent, étaient brouillés de larmes, larmes qu'il s'était promis de ne pas verser. Ses lèvres et ses mains tremblaient, causé par cet aveu qu'il venait de prononcer à voix haute. Il respira longuement, cherchant ses mots.
 
« Un jour, tu m'as dit que j'étais quelqu'un d'exceptionnel. Mais, de toute évidence, je n'étais pas assez bien pour toi, à mon grand désespoir. Mais...Potter...il n'était pas digne de toi. La Lily que je connaissais méritait quelqu'un de tendre, quelqu'un qui l'aimait pour ce qu'elle était réellement. Pas ce feignant. Je sais que tu n'aimes pas que je critique ton mari, je l'ai vu dans tes yeux, mais reconnais au moins qu'il n'a pas su faire ce qu'il fallait, il n'a pas su te protéger comme moi, je l'aurais fait. Et maintenant...maintenant tu es... »
 
Sa voix se brisa en un sanglot qu'il ne parvint pas à retenir.
 
« Je ne reviendrai plus te voir. Continua-t-il entre ses larmes. C'est trop dur. Ça me fait trop de mal. Mais je te promets une chose : jamais, jamais je ne t'oublierai. Tu auras toujours une place dans mon c½ur et dans ma mémoire. Et je te jure aussi que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger ton fils. »
 
Douloureusement, Severus Rogue releva la tête vers le ciel qui s'était assombri, essuyant les dernières larmes qui coulaient le long de son visage blafard. D'un geste lent, il se pencha, déposant les fleurs sur la pierre polie sur laquelle on avait inscrit « Lily Potter, née Evans. 1975-1998. Puisses-tu reposer en paix »
 
« Adieu Lily » Murmura-t-il avant de disparaître, ne remarquant pas le patronus d'une biche qui broutait tranquillement les feuilles vertes du peuplier.
 
~*~*~*~*~*~
THE END
~*~*~*~*~*~


Merci d'avoir pris le temps de lire, j'espère que ce OS affreusement triste vous aura tout de même plus. N'étant pas une aussi grande fan d'Harry Potter que Margaux, je m'excuse si les personnages ne vous semblent pas vraiment ressemblants, mais sachez que je fais de mon mieux.
Maintenant... à vos clavier ! Niak ;)

Marie ☺

ps : Alors elle se débrouille bien ma petite Marie ? Sinon prévenez-moi je la tape x) Trêve de plaisanterie, merci beaucoup de m'avoir suivi dans ce défi fou Marie. Tes OS me font pleurer... ♥

Tags : 4 décembre

5 décembre 05/12/2013

5 décembre
5 décembre
5 décembre

 
Labyrinthe
 
Il faisait froid, très froid. L'air était glacé et filtrait à travers la fine épaisseur de son T-shirt. Un brouhaha incessant résonnait autour de lui pourtant il fallait qu'il se concentre. Certains cris passaient la barrière mentale qu'il s'était créé, certains chants le frappaient droit au c½ur, l'encourageant à franchir la haute haie qui lui faisait face. Son père était là, fier. Et il avait de quoi ! Son fils à la dernière épreuve du tournoi des trois sorciers ? Son fils, un Poufsouffle, rivalisant avec Victor Krum ? C'était à peine croyable, même pour le concerné. Certes il avait des bonnes notes et était très doué en magie mais tout de même ! Il n'avait pas imaginé une seule seconde être sélectionné et encore moins passer les premières étapes car, il l'avouait, s'il avait mis son nom dans la coupe c'était avant tout pour faire le beau devant Cho Chang, une magnifique jeune fille qu'il souhaitait plus que tout fréquenter. Mais il ne regrettait pas ! D'accord ce n'était pas prévu au départ mais entendre scander son nom lui procurait plus de plaisir que ce qu'il laissait paraître. Il avait tout Poudlard avec lui, chose assez simple à obtenir lorsqu'on affronte deux "étrangers" et "Potter le tricheur". Lui, un inconnu pour la majorité, élève très doué mais réservé et discret devenait une star au sein de la plus grande école de sorcellerie au monde ? Qui l'aurait cru... Et s'il gagnait ? Si son nom restait gravé dans la mémoire de toute la communauté magique ? Ça ferait chique tout de même, Cédric DIGGORY grand champion du tournoi des trois sorciers ! Un sourire naquit sur son visage. Oui ça sonnait bien.
 
Toute l'année qui s'était écoulée lui revint en mémoire. Son nom voltigeant hors de la majestueuse coupe, la frayeur ressentie lorsqu'Harry lui avait annoncé que la première épreuve aurait un rapport avec les dragons, le soulagement de ne pas être tombé sur celui du rouge et or et la fierté de brandir l'½uf d'or au-dessus de sa tête. Il se rappelait son bruit assourdissant, son idée de le mettre sous l'eau et le coup de pouce fait à son ami. Puis ce fut le bal, le corps de la divine Serdaigle entre ses bras, les regards jaloux des autres élèves. Il avait eu tellement peur la fois où il avait vu son corps flottant dans les sombres et glaciales profondeurs du lac noir. Tout ça, tout ce chemin, toutes ces épreuves pour quoi ? Un labyrinthe ? C'était une blague ! Dumbledore les avait mis en garde, prévenu du danger mais il avait tout de même énormément de mal à garder son calme impassible. Il allait être champion !! Il avait toujours passé son temps dans la nature, il était dans son élément ! Fleur aurait peur, il en était persuadé, l'obscurité est mauvaise pour le teint. Krum, lui, était habitué à la ville, certes il était fort, même énormément, mais l'intelligence n'avait pas l'air d'être sa tasse de thé et il le voyait déjà tourner en rond inlassablement. Il ne restait  plus qu'Harry, un gamin. Il avait déjà eu sa part de popularité, il pouvait en laisser aux autres ! Il trouverait avant lui, il s'en faisait la promesse pour son honneur, celui de son père et de toute sa maison trop souvent moquée.
 
Le coup de canon retentit et il franchit la haie  qui se referma aussitôt derrière lui. Ça commençait plutôt mal, normalement un arbre ça pousse moins vite. Pendant un temps qui lui sembla une éternité il se laissa porter là où les chemins acceptaient de rester ouverts. Il commençait à désespérer. Son sens de l'orientation était infaillible normalement sauf qu'ici rien n'était normal. Il trébucha, se rattrapa à temps à une branche épineuse lui lacérant la main alors qu'une large et visqueuse racine commençait à entourer sa cheville. Il reprit rapidement son parcours, fuyant la verdure qui se refermait petit à petit.
 
Il continua de cheminer encore quelques temps, inlassablement, ne parvenant pas à faire le compte du temps qui semblait suspendu. Seul du bruit bien trop fort pour être naturel lui rappela qu'il n'était pas seul. Il s'approcha doucement puis tout se passa très vite. Harry, Krum, le trophée, sa chute et... le portoloin ? Que s'était-il passé ? Il essaya de se relever péniblement, son corps le faisait souffrir et semblait engourdi par la chute. Il observa autour de lui. Tout était calme, trop calme et trop sombre aussi. La voix d'Harry résonna à ses oreilles, bien trop forte dans ce silence de mort.
 
Quelque chose bougea, une silhouette informe s'approcha, ou peut-être deux il ne savait pas. Il aurait dû partir, Potter lui avait pourtant dit. Il aurait dû écouter comme le sage enfant qu'il était. Mais c'était trop tard.
 
« Tue-le »
 
Un corps s'effondra, vide. Non il ne gagnera pas mais son nom sera connu de toute la communauté magique, comme le nom d'une victime, comme le nom de sa victime.
 
~*~*~*~*~*~
THE END
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Bon, que les choses soient claires, je hais ce thème ! On s'est limite battue pour savoir qui aurait la chance de ne pas l'avoir ! Et comme je suis trop gentille je l'ai pris -.-' Franchement ! Labyrinthe ! Et en plus faut que ça colle avec HP ! Vous venez de lire ma seule idée, courte et pathétique. Ce OS a été écrit hier soir un peu à l'arrache je dois l'avouer. Je le traine depuis un petit moment sans me décider à l'écrire.  J'espère que vous n'avez tout de même pas trouvé ça trop trop nul... Je sais qu'il y a la team anti-Cédric (bien plus nombreuse !) parce que c'est Patty qui joue, ne me tuez pas j'ai rien trouvé d'autre !
J'attends vos commentaires avec impatience. Et, petit message aux lecteurs fantômes, vous avez le temps de lire un OS et pas de laisser deux pauvres lignes de com' et un kiff ? Non mais sérieux c'est triste, Si on fait ça c'est pour vous alors respectez notre travail s'il vous plait. Même si vous n'avez pas skyrock c'est super simple de laisser un mot !
Désolée pour cette petite morale. Surtout auprès d'assassin-maraudeurs, de Hp-Prophetie-95 et de Misscolombienne (AS) qui nous soutiennent depuis le début ! Merci infiniment à vous les filles ♥
Votre Margaux

Tags : 5 décembre

6 décembre 06/12/2013

6 décembre
6 décembre
6 décembre


Entre toi et moi 
.
- Harry ? Mon chéri, réveille-toi s'il te plait... Murmura-t-elle doucement pour ne pas l'effrayer, caressant tendrement les joues chaudes et rosées de son fils endormi.
Il était adorable ainsi, enroulé dans sa couverture qui le couvrait jusqu'au cou, son pouce dans sa bouche et les genoux ramenés à hauteur du nombril. Ses yeux étaient clos, et Lily pouvait presque entendre son souffle régulier tant le silence était d'or dans la maison.
Puis, brisant cette atmosphère paisible, un coup de tonnerre retentit, faisant sursauter la mère qui était agenouillée près du berceau. Instinctivement, son regard se dirigea vers la fenêtre par laquelle on pouvait voir les nuages sombres et menaçants qui planaient au-dessus de la ville.
Les volets se mirent à claquer, s'ouvrant et se fermant sans arrêt, poussés par le vent qui soufflait tellement fort que quelques arbres du jardin s'écroulèrent dans un bruit sourd.
Le c½ur de Lily battait fort dans sa poitrine et son estomac se serra. Elle n'avait plus beaucoup de temps.
Un cri strident la fit sortir de ses pensées. Harry était réveillé.
Ses grands yeux verts étaient baignés de larmes, tandis que son visage de bambin rougissait. Un hoquet s'échappa de sa bouche, suivit de près par des pleurs.
La rouquine se releva, et d'un geste maternel, prit l'enfant dans ses bras et le serra contre son c½ur, essayant de calmer ses sanglots.
 
- Non, ne pleure pas, mon amour. Shhh, shhhh, tout va bien, maman est là... Shhhhhh...
 
Ses mains se frayèrent parmi les mèches brunes en bataille, y inspirant le doux parfum qui en émanait. Un parfum d'enfance, d'innocence.
Mais l'enfant ne cessa pas de pleurer pour autant. Il n'était pas dupe. Il savait que quelque chose n'allait pas, il voyait dans les yeux de sa mère l'inquiétude et la peur qu'elle tentait vainement de lui cacher.
Bientôt, on entendit la porte d'entrée s'ouvrir avec fracas, et Lily resserra son étreinte sur son fils, quelques larmes cascadant ses joues. Il était trop tard pour songer prendre la fuite avec Harry. Ils étaient là, elle le sentait. Et elle avait peur.
On entendit des éclats de voix, dont l'une qu'elle assimila comme étant celle de son mari, James Potter. La jeune femme était trop paniquée pour comprendre exactement les mots prononcés à travers les bruits incessants de verre brisé et les  sortilèges lancés. Un seul d'entre eux parvint jusqu'à son oreille.
 
- Avada Kedavra !
 
Un cri, des rires, et le bruit sourd d'un corps s'écroulant dans les escaliers. Dans sa poitrine, quelque chose se brisa, et ce fut à cet instant là qu'elle comprit que son mari était mort.
Le monde autour d'elle s'effondra subitement à cette réalité. Il était mort. Il ne reviendrait pas. James était parti pour toujours, sans même lui dire au revoir...Etouffant un cri d'horreur, Lily serra encore plus Harry dans ses bras, cherchant à protéger la dernière personne qu'elle aimait réellement.
Tandis que résonnaient des bruits de pas dans les escaliers, elle se concentra. Ne pas prendre peur et avant tout, protéger Harry, pensa-t-elle.
Elle reporta son regard sur celui-ci, qui pleurait à chaudes larmes, et déposa un doux baiser sur sa joue mouillée.
 
- Harry, mon ange. N'oublie jamais que je t'aime de tout mon c½ur. Où que tu sois, et quoi qu'il arrive, maman sera toujours là pour toi. Toujours.
 
Et à ces mots, elle le reposa doucement dans son berceau, se plaçant tel un mur vivant entre son fils et l'ennemi qu'elle entendait approcher.
D'un geste fluide, elle attrapa sa baguette qui pendait à sa taille, et lança un sort destiné à ralentir les meurtriers pendant quelques secondes.
Puis elle attendit.
Les secondes passèrent, les minutes même, dans un silence troublant, seulement brisé par les pleurs de l'enfant. Il ne se passa rien pendant quelques minutes, comme si tous les Mangemorts avaient déserté la maison. Puis, avec une lenteur digne d'un film d'horreur, la poignée de la porte s'actionna, puis s'ouvrit, laissant passer le macabre Tom Jedusor, plus connu sous le nom de Lord Voldemort, tout de noir vêtu.
Leurs yeux se rencontrèrent, et la jeune femme se glaça d'effroi. Pas une once de pitié ou de remord ne transparaissait dans ses yeux froids.
Ses fines lèvres se pincèrent, et il fallut quelques secondes à Lily pour qu'elle comprenne que c'était en fait l'esquisse d'un sourire.
 
- Harry Potter...
 
Le sorcier souffla ce nom avec lenteur, s'attardant sur chaque syllabe. Un frisson parcourut le dos de la rouquine sans qu'elle ne parvienne à le réprimer.
 
- N'approchez pas de mon fils ! Cria-t-elle en s'approchant de l'homme, sa baguette pointée vers son c½ur.
 
Sa tentative d'intimidation n'eut pour seul effet de faire rire celui que l'on surnommait « Le seigneur des ténèbres ». D'un geste rapide et précis, il la désarma, envoyant le morceau de bois qui lui servait d'arme se fracasser contre le mur.
 
- Ne cherchez pas à vous opposer à moi. Je ne vous veux aucun mal. Donnez-moi l'enfant, et je vous laisserai la vie sauve. Cette histoire est entre lui et moi, vous, vous n'êtes qu'une figurante. Un simple pion sur un échiquier qu'il m'est aussi facile d'épargner que de sacrifier. Votre futur, c'est de vous qu'il dépend... Articula-t-il, tout en traînant légèrement sur les 's', les faisant siffler comme l'aurait fait une vipère.
 
Lily bouillonnait intérieurement, impuissante et faible par rapport à cet ennemi de taille. Elle se retourna, croisant les yeux de son fils, et pendant quelques secondes, elle sentit une étrange chaleur lui envahir le c½ur, comme si son bébé lui communiquait les forces nécessaires pour lutter, même si cela était vain.
 
- Vous avez tué mon mari... Marmonna-t-elle, la rage faisant vibrer sa voix d'ordinaire si douce. Et maintenant, vous voulez tuer mon fils...
- Est-ce là une question ? Ricana-t-il.
 
Elle ne prit pas la peine de répondre. Elle se contenta juste de sourire, sourire derrière lequel se cachait sa détermination. D'un bon rapide, elle sauta sur le Mangemort, mais par un  sort fut envoyée s'écraser contre la petite bibliothèque.
Les pleurs d'Harry redoublèrent d'intensité tandis que ses yeux d'enfant de un an regardaient la scène se dérouler sans qu'il ne puisse rien y faire. Voldemort s'approcha doucement du berceau, sa longue cape noire glissant sur le parquet qui crissait à chacun de ses pas, un sourire peint sur le visage.
Et alors qu'il n'était plus qu'à quelques pas, baguette à la main pointée vers le petit garçon, un cri strident retentit.
 
- NOOOOOOONNNNNN !
 
La scène se déroula si rapidement. Lily, revenant à l'assaut, s'était à nouveau jetée sur le seigneur des ténèbres.
 
- Avada Kedavra !
 
Une lumière verte envahit la petite chambre, et mollement, le corps de Lily Potter s'effondra sur le tapis, ses yeux verts grands ouverts et remplis d'effroi. La petite étincelle qui brillait habituellement au fond de ses pupilles s'éteint lentement, tandis que la vie la quittait.
Un sourire satisfait se peint lentement sur le visage du seigneur des ténèbres. Maintenant, il avait libre accès à l'enfant, ce petit enfant innocent à qui il s'apprêtait à ôter la vie sans aucun scrupule.
 
- Tes stupides parents ont essayé de te protéger, Harry. Ils auraient dû savoir pourtant que rien, ni personne ne peut rien contre moi. C'est notre histoire Harry. Lord Voldemort et Harry Potter. Le bien et le mal. Depuis toujours et pour toujours, ce sera entre toi, et moi.
 
Et comme il l'avait déjà fait de nombreuses fois auparavant, il prononça la formule qui lui garantirait la victoire. Pour la deuxième fois en moins de quelques minutes, la pièce fut illuminée par une lumière verte, qui lorsqu'elle s'estompa, ne laissa apparaître que le vrai vainqueur de cette manche.
Lord Voldemort avait mystérieusement disparu, abandonnant le petit garçon qui pleurait toujours et dont le crâne était à présent orné d'une petite cicatrice en forme d'éclair.
~*~*~*~*~*~
THE END
~*~*~*~*~*~

Hello à tout le monde. J'espère que cette histoire vous aura plu. N'hésitez pas à me faire part de vos impressions/ressentis/correction potentielles.
Marie

Tags : 6 décembre

7 décembre 07/12/2013

7 décembre


 
 
7 décembre
7 décembre
7 décembre

Les cris sourds
 
« Lucius ? » Murmura-t-elle dans l'obscurité de la pièce, cherchant des yeux l'homme qu'elle rencontrait en secret depuis quelques mois déjà. Comme avant chacun de leurs rencards, elle sentait son c½ur battre plus fort dans sa poitrine, et l'inquiétude la gagner.
Elle jeta un coup d'½il à sa montre. Il était presque minuit. Il ne devrait plus tarder. D'un geste nerveux, elle se mit à entortiller une de ses mèches d'une blancheur éclatante autour de son index, comme pour calmer ses peurs.
Soudain, elle sentit des bras entourer sa taille avec force, la prenant par surprise. Avant même qu'elle n'ait eu le temps de pousser un cri, une main s'abattit sur sa bouche, empêchant le moindre son de s'échapper de sa gorge.
 
« N'aie pas peur Narcissa. C'est moi » Susurra une voix suave à son oreille. Doucement, la jeune femme se détendit, reconnaissant l'identité de son agresseur, et lorsqu'il relâcha doucement son étreinte, elle se retourna, dévisageant le jeune homme avec soulagement.
 
« J'ai failli avoir une attaque ! » Se plaignit-elle tout en essayant de calmer les battements anarchiques de son c½ur, une main posée sur sa poitrine, l'autre s'appuyant contre le mur froid qui soutenait son poids. Lorsqu'elle releva la tête, elle ne put qu'admirer la beauté froide qui se trouvait à peine à quelques mètres d'elle. Vêtu de sa robe de sorcier noire et d'un pantalon sombre, le clair de lune qui filtrait à travers les fenêtres contrastait encore plus la pâleur de sa peau, lui donnant un coté angélique et séducteur. Le sourire qui était peint sur son visage, dévoilant ses dents d'une blancheur parfaite, la fit frissonner.
 
« Comment pourrais-je me faire pardonner ? » Murmura-t-il doucement, lui lançant un regard espiègle. D'un geste rapide et précis, la jeune femme attrapa la cravate colorée de vert et d'argent, attirant son ami plus près, et sans prononcer un mot, elle prit possession de ses lèvres avec douceur, savourant le goût sucré de celles-ci. Leur langue, ainsi mêlées, entamèrent un ballet doux et sensuel, mélangeant passion et adrénaline, arrachant, à plusieurs reprises, quelques soupirs de satisfaction à l'un et à l'autre. Lorsque l'air vint à manquer, les deux amants durent se séparer pour quelques instants, quelques courts instants pendant lesquels ils restèrent ainsi, à se regarder les yeux dans les yeux, front contre front. Un sourire naquit sur les lèvres pâles de Narcissa lorsqu'elle aperçut cette étincelle de désir allumée au fond des pupilles sombres de Lucius. Mécontent de cet éloignement, celui-ci revint à la charge, plus sauvagement cette fois, collant son corps contre le sien, la repoussant contre le mur, prisonnière. Ses lèvres cherchèrent les siennes presque douloureusement, les mordillant plus fort que nécessaire, et appréciant le gémissement de douleur qui s'échappait de la femme qu'il voulait sienne. Il la sentait plier sous le poids de leur deux corps, et entendait des doux murmures. « Non »
Ses mains habiles et glacées tracèrent leur chemin sous la longue robe de la jeune femme, s'attardant sur les formes avantageuses de ses fesses, avant de remonter toujours plus haut.
Il s'apprêtait à lui ôter son vêtement lorsqu'elle le coupa, le repoussant violement quelques mètres plus loin.
 
« Non, Lucius. » Dit-elle avec autorité, comme on aurait dit à un chien qui aurait fait une bêtise de ne pas recommencer avant d'être puni. La voix de la jeune femme augmenta encore plus son désir. Il voulait qu'elle le punisse. Il voulait céder à toutes ses pulsions une bonne fois pour toute, prendre les commandes et agir comme un homme. Ce soir, Narcissa serait à lui, gémissante, implorante, faible.
 
« Je n'aurais jamais dû venir... » Murmura-t-elle. « C'était une erreur... »
Elle tourna les talons, s'apprêtant à partir, à le laisser seul, frustré. D'un geste violent, il lui saisit le poignet, l'obligeant à lui faire face.
 
« Lucius, arrête ! Tu me fais mal ! » Cria-t-elle avant que le son de sa voix ne soit coupé par leurs lèvres entrant en collision. Elle chercha à se débattre, mais il maintenait ses poignets liés entre ses mains fortes et rugueuses. Les larmes coulaient le long de ses joues, tels de longs ruisseaux intarissables, salées et amères, larmes qu'il recueillit avec sa langue, se délectant du goût de la souffrance. Bientôt, et bien contre son gré, Narcissa se retrouva délestée de ses vêtements qui, à présent, gisaient sur le sol de la salle sur commande, faible victime d'une attaque des plus violentes. Elle sentait son souffle chaud contre sa peau, et sa langue, râpeuse, qui passait sur chaque parcelle de sa peau. A plusieurs reprises, elle cria, sentant une morsure qu'avaient laissées ses dents blanches aiguisées comme des poignards, sur la chair tendre de son cou.
 
« S'il te plait... Je t'en supplie » Implora-t-elle entre deux sanglots, la voix tremblotante de peur. D'un geste brusque, le démon blanc la poussa violement, l'obligeant ainsi à reculer de quelques pas, ses jambes butant contre un objet inconnu sur lequel elle s'effondra.
Narcissa n'eut guère le temps de retrouver ses esprits que déjà il était de retour au-dessus d'elle qui était à présent presque nue. D'un geste fluide, il retira sa robe, dévoilant son torse finement sculpté dans de la craie blanche et se pencha doucement vers son visage brouillé par les larmes.
 
« Ne pleure pas ma chérie. Je te promets que tu vas aimer... »
 
Sa voix, dangereuse, ne fit naître en elle qu'un sentiment d'effroi. Rassemblant tout le courage qu'il lui restait, elle cria, cria au secours, appela à l'aide, des cris sourds rebondissant contre les parois épaisses des murs sans jamais en sortir. Mais personne ne pouvait l'entendre. Elle était seule. Alors, vidée de tout espoir, Narcissa cessa de se battre et ne bougea plus, le regard fixé sur le plafond, ainsi allongée sur la surface dure d'un vieux canapé.
Elle se retrouva bientôt nue, et lui aussi, et d'un geste vif, il écarta ses jambes. Un grognement bestial s'échappa de la gorge de Lucius qui commençait déjà des mouvements de va-et-vient en elle. Elle ferma les yeux, essayant de se concentrer sur le bruit de sa respiration et sur les battements de son c½ur, et quelques larmes s'échappèrent à nouveau de ses yeux clos.
Pas une fois elle ne tressaillit, pas une fois elle ne cria de douleur, elle était vide, profondément traumatisée par ce viol dont elle était la victime.
Et lorsque l'action sembla se calmer, lorsque l'homme, repenti, se sépara de la femme, alors à cet instant seulement, elle s'autorisa à rendre les armes.
Puis ce fut le noir.
 
 
~*~*~*~*~*~
 
 
« Narcissa ? »
Une voix douce la sortit du sommeil réparateur dans lequel elle s'était plongée. Elle papillonna des yeux quelques instants, cherchant un détail qui lui indiquerait l'endroit dans lequel elle se trouvait. Mais rien dans cette salle blanche ne lui rappelait de souvenirs. Elle fronça les sourcils et tourna la tête à gauche, se retrouvant nez à nez avec une femme dans la force de l'âge, dont les traits étaient doux et gentils.
Dans un élan de peur, elle referma les yeux presque immédiatement.
 
« Sois sans crainte ma chérie. Je suis Madame Pomfresh. Je ne te ferai aucun mal... »
 
Ces paroles affectueuses firent écho dans son petit c½ur brisé, tandis que l'infirmière passait une main douce à travers ses cheveux clairs, recoiffant les mèches rebelles qui obstruaient sa vision. Elle chercha à se lever, mais son corps était trop faible, ses coudes plièrent sous son poids et sa tête entra en collision avec la douceur de l'oreiller.
 
« Tu pourras te lever bientôt, je te le promets. Mais pour le moment, tu es encore trop fatiguée... Tu as mal quelque part ? »
 
La jeune femme secoua négativement la tête.
 
« Comment...Comment suis-je arrivée là ? » Articula-t-elle péniblement, forçant sur sa voix déjà brisée.
 
« Il y a deux jours, un jeune homme t'a emmené ici d'urgence. Il a dit avoir entendu des cris et être parti à la recherche de la personne qui les a poussés. Et c'est là qu'il t'a trouvé, inconsciente dans une salle... »
 
Une salle. La salle sur commande. Cette même salle où elle rencontrait Malfoy chaque soir et qui avait abrité leur premier baiser...ainsi que leurs premiers ébats. En repensant à ce qui était arrivé, les larmes lui montèrent aux yeux, brouillant sa vision.
 
« Que s'est-il passé Narcissa ? » Demanda doucement l'infirmière, posant une main rassurante sur son épaule.
 
« Je ne me souviens pas... » Mentit-elle, fermant ses yeux voilés de larmes.
 
« Tu ne te souviens pas, ou bien tu ne veux pas te souvenir ? »
 
La blondinette secoua doucement la tête.
 
« Je souhaiterais me reposer... » Murmura-t-elle, essuyant d'un geste de la main ses pleurs.
Mme Pomfresh n'était pas dupe, mais elle savait pertinemment qu'il fallait du temps à la jeune femme pour s'en remettre, et qu'elle confierait ce qui lui était arrivé plus tard, lorsqu'elle serait prête. Avec un sourire, elle s'inclina, et prit congé, laissant seule la pauvre jeune femme brisée qui ne parvint jamais vraiment à guérir.
Elle avait été violée. Et la personne qui avait commis cet acte immonde était la personne qu'elle aimait...
 
~*~*~*~*~*~
THE END
~*~*~*~*~*~
 
Ahem...Bon bah voilà un nouvel OS terminé. Pas très joyeux comme vous l'avez sans doute remarqué, mais bon, j'espère qu'il vous aura plus. Et désolée pour ceux qui adorent Lucius Malfoy de l'avoir fait passer encore plus pour un salaud...et encore, vous n'avez pas tout vu.
Donnez-moi vos avis :D Marie

Tags : 7 décembre

8 décembre 08/12/2013

8 décembre
8 décembre
8 décembre

 
Rechute
 
« Incapable... »
 
« Faible ! »
 
« Bon à rien »
 
Ses poings dans ses poches se serrèrent. Il se retourna, cherchant des yeux la source de cette voix, mais ne la trouva pas. Il était seul, encore et toujours seul, dans cette immense salle qu'était la tour d'astronomie, le vent secouant ses beaux cheveux blonds. La lune surplombait le ciel, éclairant son corps diaphane ainsi que la pièce sombre dans laquelle il se trouvait.
Un endroit rempli de mauvais souvenirs qu'il aurait préféré oublier...
 
« Minable »
 
Il ferma les yeux, essayant de contenir la rage qui montait doucement en lui. Ces voix ne cessaient jamais de le traiter de tous les noms, comme si elles avaient besoin de lui  rappeler ses erreurs passées. Ça le rendait fou. Fou de colère, de rage, de tristesse.
Il n'avait pas été capable de tuer ce vieillard de Dumbledore. C'aurait pourtant été si facile, un simple sort et tout aurait été réglé. Mais Malfoy était faible. Faible et lâche.
Et maintenant, sa famille, ses amis, tout le monde lui tournait le dos, soit parce qu'il avait attenté à la vie du directeur, soit parce qu'il n'avait été capable d'aller jusqu'au bout.
Il était seul, seul face à un monde cruel dans lequel il n'avait plus sa place.
Les larmes lui montèrent aux yeux bien contre sa volonté et roulèrent sur ses joues pâles.
 
«  Faible ! »
 
Le jeune homme se retourna sur lui-même, désespéré. Il fallait que cela cesse.
 
« Qui est là ?  Montrez-vous ! » Hurla-t-il, tremblant. L'écho de sa voix fit s'envoler les oiseaux de la forêt interdite dans un magnifique désordre, laissant pour seule trace de leur passage, des dizaines de plumes qui retombèrent rapidement au sol.
 
« Par ici ! » Lui répondit-on, à sa grande surprise. Il scruta la pièce attentivement, mais ne trouva personne. Il n'y avait rien d'autre, à part un grand télescope depuis longtemps abandonné, et un tout petit miroir brisé accroché sur un mur.
Il s'approcha précautionneusement, la peur au ventre.
 
« Hé bien, qu'attends-tu donc ? Viens ! » Recommença la voix.
Il s'installa face à l'objet, observant avec attention la personne qui se reflétait dessus. C'était un jeune homme qui lui ressemblait, mais qui pourtant, n'était pas lui, il en était certain.
Devant ses yeux, son double se mit à s'animer, posant les mains sur ses hanches, arborant un air moqueur.
 
« Qui es-tu ? Que me veux-tu ? » Demanda le blond, las.
 
« Qui je suis ? Moi ? Tu oses me demander qui je suis ? Je suis Draco Malfoy, fils de Narcissa et de Lucius Malfoy... » Cracha l'ombre du miroir.
 
Ses sourcils de plissèrent d'incompréhension.
 
« Je suis Draco Malfoy. » Contra-t-il.
 
L'autre étouffa un rire.
 
« Faible ! Incapable !» répéta l'inconnu.
 
« Arrête ! » Cria-t-il.
 
« Sinon quoi ? Hein ? Tu vas aller pleurer dans les jupes de ta maman ? Mais j'oubliais, tu n'as plus de mère ! Elle a fui. Ils ont tous fui. Ils ne veulent pas d'un lâche. » Et l'autre Draco se mit à rire, un rire grave et profondément moqueur.
 
« JE.NE.SUIS.PAS.UN.LACHE ! » Décomposa doucement le sorcier d'une voix menaçante avant de frapper rageusement le miroir brisé qui tomba au sol en mille morceaux. Le rire aussitôt s'arrêta, continuant de résonner dans cette pièce sombre.
 
Ses mains étaient en sang, ses yeux rougis et la veine de son front semblait sur le point d'exploser. Prudemment, il ramassa un morceau de verre brisé, et le serra dans sa main, comme s'il avait pu le broyer. Il ne frémit même pas lorsque l'objet s'enfonça profondément dans sa peau, laissant couler un large filet de sang. Puis, lorsqu'il eut fini, il laissa courir la lame acérée sur son cou, près de son c½ur pour finir au-dessus de ses veines.
Tout aurait pu se terminer à cet instant, et pendant un moment même, il hésita, accentuant doucement la pression.
Se décourageant, il laissa tomber le morceau de verre qui toucha le sol avec un tintement aigu. Draco tomba à genoux, sanglotant, les mains placées sur son visage comme pour le cacher des regards des autres. Il était trop faible même pour mettre fin à sa vie. Pour mettre fin à cette souffrance qui le rongeait nuit et jour. Il releva ses yeux embués de larmes vers le ciel, d'où l'on pouvait apercevoir le macabre signe des mangemorts qui flottait dans les ténèbres.
Un nouveau meurtre au nom de Voldemort.
Soudain, l'idée lui vint que peut-être sa place n'était pas ici, que peut-être, il n'était pas destiné à faire partie des méchants... Il secoua la tête. C'était idiot. Il était à Serpentard. Aider ces idiots de Potter, Granger et Wesley ? Certainement pas !
Ses pensées se bousculaient dans son esprit sans qu'il n'arrive à les départager. D'un côté, il avait déjà prêté allégeance aux mangemorts. D'un autre, il n'approuvait d'aucune manière que ce soit tous ces meurtres et tortures. Après tout, appartenir au côté des gentils ne voulait pas forcément dire qu'il devait se lier d'amitié avec ceux qu'il avait toujours détestés n'est-ce pas ?
Tenta-t-il de se convaincre, bien que sa décision soit déjà prise. Il ne voulait plus qu-on le regarde comme un lâche et comme un faible.
Sa main ensanglantée retrouva le même morceau de verre qui l'avait blessé quelques minutes auparavant, et l'appuya sur son bras, à l'endroit exact où se trouvait son tatouage.
Retenant son souffle, et d'un geste brusque, il entama sa peau, répandant une traînée de sang qui eut tôt fait de camoufler la seule chose qui le ralliait désormais à ce cercle maudit.
La douleur était vive, forte, mais pourtant de cela il en tirait sa force. Il sentit quelque chose se briser en lui, comme si toute la noirceur de son c½ur avait juste été effacée.
D'un geste de la main, il essuya le sang de son bras et eut la surprise de remarquer que sa marque avait disparue, comme si elle n'avait jamais existé, ne laissant que pour seule trace une grande plaie encore sanguinolente.
Draco était libre à présent, libre de faire partie des gentils, libre d'être lui-même. Il se releva, jetant un dernier regard vers le ciel, et poussa doucement les restes du miroir par la fenêtre, se débarrassant ainsi des derniers vestiges de sa rechute.
Puis il s'en alla, laissant derrière lui son passé trop lourd pour son si jeune âge. Une nouvelle vie l'attendait dehors....
 
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THE END
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Ce OS n'est pas un de mes meilleurs, j'en conviens, mais j'espère que cela vous a quand même plu. Dans mon fandom, j'ai souvent l'habitude que les méchants rejoignent les gentils, et je n'ai pas pu m'empêcher d'en faire de même avec le personnage préféré de Margaux :3 Niark ;) N'hésitez pas à commenter et rendez-vous demain pour un nouvel OS. Ciao à tous ;)

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